Istanbul
Istanbul ne se découvre pas d’un seul regard. La ville se compose de couches successives, historiques, géographiques et sociales, qui coexistent sans toujours se répondre.
L’eau y structure autant les déplacements que les usages. Les collines modifient les distances. Les quartiers fonctionnent souvent comme des mondes autonomes, avec leurs propres rythmes et repères.
On circule beaucoup, mais on reste souvent dans un périmètre réduit. Les habitudes comptent plus que les monuments, et le quotidien dit souvent plus que les grands récits.
Aborder Istanbul, c’est accepter cette superposition. Avancer sans chercher à tout relier. Regarder comment les choses tiennent ensemble, localement, temporairement.